Animation Planétarium ce samedi 7 juillet

C’était ce samedi 7 juillet 15h00 au Planétarium de Belfort

Une vingtaine de personnes, après une visite des expos du Planétarium montrant : météorites, astro-photos, instruments d’astronomie ainsi que la toute nouvelle expo de 60 minéraux aux couleurs chatoyantes comme ces améthyste, magnétite, azurite ou encore émeraude, grena et rubis… , assistait à une animation Planétarium sur une durée d’environ 1h30 et en 2 temps.

Tout d’abord, un voyage interplanétaire puis un voyage interstellaire.

Le 1er voyage entrainait le visiteur parmi nos planètes favorites par le biais des météorites nées pour la plupart au beau milieu du système solaire entre Mars et Jupiter.
De là on se propulsait vers les géantes gazeuses, notamment Uranus et Neptune, découvertes récemment et respectivement par le musicien Herschel et sa sœur Caroline  en 1781 et le mathématicien et Directeur de l’Observatoire de Paris Le Verrier en 1846.

Ce faisant nous arrivions vers Pluton, reclassée en 2006 parmi les planètes naines, au grand dam des américains qui l’avaient découverte en 1930.
Pluton, un astre fascinant, photographié par la sonde New Horizons en 2015. Cette sonde, lancée en 2006, après un voyage de 5 milliards de km, atteignait l’astre lointain et réalisait une superbe image à seulement 12 000 km de distance.
Cette image fut reprise par de nombreux internautes pour lui donner un aspect plutôt sympathique et chaleureux alors que la plaine en forme de cœur est recouverte de glace, non pas d’eau mais d’azote. Ce gaz que nous respirons ici sur Terre, est là-bas, à 5 milliards de km, glacé et dur comme du rock !

Le 2e voyage nous entrainait, parmi les étoiles, à la découverte des objets remarquables qui nous montrent que le ciel est vivant : des étoiles naissent, vivent et meurent sous nos yeux comme ces étoiles des Pléiades, bleues, chaudes et jeunes, ces géantes rouges très âgées ou encore ce vestige d’étoile morte dans la constellation du Taureau en 1054.

Mais, si la disparition d’une étoile est toujours dramatique, surtout pour les planètes qui orbitent autours d’elle, c’est très certainement magique car, c’est en mourant que ces étoiles vont « donner naissance » à de nouvelles étoiles, permettant ainsi de perpétuer le cycle de la vie des étoiles…

Ces rencontres extraordinaire avec les constellations d’étoiles avaient déjà été faites par nos ancêtres Homère, Hésiode, Ovide et d’autres, qui nous laissaient des légendes fabuleuses dont celle des Pléiades inconsolables du châtiment de leur père Atlas, condamné à porter le monde sur ses épaules.

Le public participait lui aussi à cette échappée céleste en témoignant d’une belle curiosité par les nombreuses questions des enfants notamment ou encore en précisant qu’ Atlas fut puni par Zeus, non pas pour avoir donné le feu aux humains, feu qui fut offert aux hommes par Prométhée, mais pour avoir combattu et perdu la guerre contre les dieux olympiens.

Légendes de mythologie et astronomie faisaient ainsi bon ménage sous le dôme du Planétarium, légendes qui, outre leur caractère savoureux, aident les astronomes à se repérer parmi les astres.

Ainsi Callisto, conquête de Zeus, punie et métamorphosée en Grande Ourse avant d’être jetée dans le ciel et condamnée à ne jamais se coucher, permet aux astronomes de penser qu’ils vont pouvoir observer la Grande Ourse et ses astres associés, toute la nuit et toute l’année puisque la Grande Ourse ne se couche jamais…